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Les Six Kalimas : arabe, translittération et traduction française

By the Editorial Team · reviewed against our sources · updated September 2026 · guidance, not a fatwa

Réponse rapide : les six kalimas (6 kalma) sont six courtes déclarations de foi en arabe — Tayyib, Shahadat, Tamjeed, Tawheed, Astaghfar et Radde Kufr — traditionnellement enseignées ensemble à travers le sous-continent indien pour la mémorisation. Elles affirment l’unicité d’Allah et la prophétie de Muhammad ﷺ, glorifient Dieu, implorent le pardon et rejettent la mécréance. Vous trouverez ci-dessous chacune d’elles avec son texte arabe complet, une translittération et une traduction française.

Points clés

  • Les « six kalimas » sont un ensemble d’enseignement traditionnel, surtout utilisé en Asie du Sud pour aider les enfants et les nouveaux musulmans à mémoriser les énoncés essentiels de la foi.
  • Elles sont, dans l’ordre : Tayyib, Shahadat, Tamjeed, Tawheed, Astaghfar et Radde Kufr.
  • Chaque kalima ci-dessous est donnée avec son texte arabe standard complet, une translittération latine et une traduction française.
  • Les deux premières — Tayyib et Shahadat — expriment la foi en un Dieu unique et au Prophète Muhammad ﷺ ; les autres glorifient Allah, affirment Ses attributs, implorent le pardon et renoncent à la mécréance.
  • Toutes les kalimas ne sont pas un unique verset coranique ; plusieurs sont composées de formules bien connues de rappel et de témoignage réunies pour l’enseignement.
  • La translittération n’est qu’un repère — apprenez la prononciation et le sens corrects auprès d’un enseignant qualifié.

Ce que sont les six kalimas et pourquoi on les enseigne

Les six kalimas (en ourdou, chhe kalme ; souvent recherchées sous « 6 kalma ») forment un ensemble de courts énoncés arabes qui résument l’essentiel de la croyance et de l’adoration en islam. Une kalima signifie simplement un « mot » ou un « énoncé », et désigne ici une formule que le musulman prononce et fait sienne. Ensemble, les six vont de la plus simple déclaration de foi jusqu’à une renonciation détaillée à la mécréance, de sorte que celui qui les mémorise toutes possède, sous une forme compacte, le vocabulaire de la croyance, de la louange, du repentir et de la purification de soi.

Il convient d’être clair sur ce qu’est cette collection. Le regroupement de ces six énoncés précis en une liste numérotée est une compilation d’enseignement traditionnelle, largement utilisée dans les madrasas et les foyers du sous-continent indien pour la mémorisation. C’est un outil pédagogique éprouvé, et non un chapitre unique révélé d’un seul tenant. Les formules contenues dans les kalimas sont tirées du Coran et des enseignements authentiques du Prophète Muhammad ﷺ — comme le témoignage de foi et les paroles de glorification — mais toutes les kalimas ne sont pas un unique verset du Coran, et la numérotation (première, deuxième, troisième…) relève de l’agencement, non de l’Écriture. Le savoir aide à apprécier les kalimas pour ce qu’elles sont : un cadre fiable d’apprentissage, de rappel (dhikr) et de dévotion quotidienne.

Ci-dessous, chaque kalima est présentée avec son texte arabe standard complet, une translittération pour faciliter la lecture, et une traduction française. Lorsque vous comptez les réciter dans l’adoration, ne considérez la translittération que comme un pont et confirmez votre prononciation auprès d’un enseignant compétent.

Première Kalima — Kalima Tayyib (Kalima Tayyab)

لَا إِلٰهَ إِلَّا اللّٰهُ مُحَمَّدٌ رَسُولُ اللّٰهِ

Translittération : La ilaha illallahu Muhammadur Rasulullah

Traduction : Il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah ; Muhammad est le Messager d’Allah.

Tayyib signifie « la (parole) pure ». C’est la déclaration du Tawheed (l’unicité de Dieu) et de la prophétie de Muhammad ﷺ — le fondement par lequel on entre en islam, et des paroles que les musulmans répètent tout au long de la journée.

Deuxième Kalima — Kalima Shahadat (le Témoignage)

أَشْهَدُ أَنْ لَّا إِلٰهَ إِلَّا اللّٰهُ وَحْدَهُ لَا شَرِيكَ لَهُ وَأَشْهَدُ أَنَّ مُحَمَّدًا عَبْدُهُ وَرَسُولُهُ

Translittération : Ash-hadu an la ilaha illallahu wahdahu la sharika lahu, wa ash-hadu anna Muhammadan ‘abduhu wa rasuluhu

Traduction : J’atteste qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah, Seul, sans aucun associé ; et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager.

« Shahadat » signifie témoignage. C’est l’attestation formelle de la foi ; une variante proche est récitée lors de la position assise (tashahhud) de chaque prière.

Troisième Kalima — Kalima Tamjeed (Glorification)

سُبْحَانَ اللّٰهِ وَالْحَمْدُ لِلّٰهِ وَلَا إِلٰهَ إِلَّا اللّٰهُ وَاللّٰهُ أَكْبَرُ وَلَا حَوْلَ وَلَا قُوَّةَ إِلَّا بِاللّٰهِ الْعَلِيِّ الْعَظِيمِ

Translittération : Subhanallahi wal-hamdu lillahi wa la ilaha illallahu wallahu akbar, wa la hawla wa la quwwata illa billahil-‘aliyyil-‘azim

Traduction : Gloire à Allah, et toute louange est à Allah, et il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah, et Allah est le Plus Grand ; et il n’y a de puissance ni de force que par Allah, le Très-Haut, le Très-Grand.

« Tamjeed » signifie glorification. Ses formules d’ouverture — Subhanallah, Alhamdulillah, La ilaha illallah, Allahu akbar — sont parmi les paroles de rappel (dhikr) les plus aimées et sont souvent comptées sur les doigts après la prière.

Quatrième Kalima — Kalima Tawheed (Unicité)

لَا إِلٰهَ إِلَّا اللّٰهُ وَحْدَهُ لَا شَرِيكَ لَهُ لَهُ الْمُلْكُ وَلَهُ الْحَمْدُ يُحْيِي وَيُمِيتُ وَهُوَ حَيٌّ لَّا يَمُوتُ أَبَدًا أَبَدًا ذُو الْجَلَالِ وَالْإِكْرَامِ بِيَدِهِ الْخَيْرُ وَهُوَ عَلَىٰ كُلِّ شَيْءٍ قَدِيرٌ

Translittération : La ilaha illallahu wahdahu la sharika lahu, lahul-mulku wa lahul-hamdu, yuhyi wa yumitu, wa huwa hayyul-la yamutu abadan abada, dhul-jalali wal-ikram, biyadihil-khayr, wa huwa ‘ala kulli shay’in qadir

Traduction : Il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah. Il est Seul et n’a aucun associé. À Lui la royauté et à Lui la louange. Il donne la vie et donne la mort. Il est le Vivant qui ne mourra jamais. Il est le Détenteur de la Majesté et de la Générosité. Dans Sa main est tout le bien, et Il est capable de toute chose.

« Tawheed » signifie l’affirmation de l’unicité absolue de Dieu. Cette kalima développe la déclaration par plusieurs des attributs d’Allah — Sa souveraineté, le fait qu’Il donne la vie et la mort, et Son pouvoir sur toute chose.

Cinquième Kalima — Kalima Astaghfar (Demande de pardon)

أَسْتَغْفِرُ اللّٰهَ رَبِّي مِنْ كُلِّ ذَنْبٍ أَذْنَبْتُهُ عَمَدًا أَوْ خَطَأً سِرًّا أَوْ عَلَانِيَةً وَأَتُوبُ إِلَيْهِ مِنَ الذَّنْبِ الَّذِي أَعْلَمُ وَمِنَ الذَّنْبِ الَّذِي لَا أَعْلَمُ إِنَّكَ أَنْتَ عَلَّامُ الْغُيُوبِ وَسَتَّارُ الْعُيُوبِ وَغَفَّارُ الذُّنُوبِ وَلَا حَوْلَ وَلَا قُوَّةَ إِلَّا بِاللّٰهِ الْعَلِيِّ الْعَظِيمِ

Translittération : Astaghfirullaha rabbi min kulli dhambin adhnabtuhu ‘amadan aw khata’an sirran aw ‘alaniyatan, wa atubu ilayhi minadh-dhambil-ladhi a’lamu wa minadh-dhambil-ladhi la a’lamu, innaka anta ‘allamul-ghuyubi wa sattarul-‘uyubi wa ghaffarudh-dhunubi, wa la hawla wa la quwwata illa billahil-‘aliyyil-‘azim

Traduction : Je demande pardon à Allah, mon Seigneur, pour tout péché que j’ai commis sciemment ou par inadvertance, en secret ou ouvertement ; et je reviens à Lui repentant du péché que je connais et du péché que je ne connais pas. Certes, Toi, Tu es le Connaisseur de tout ce qui est caché, Celui qui voile les défauts et le Grand Pardonneur des péchés ; et il n’y a de puissance ni de force que par Allah, le Très-Haut, le Très-Grand.

« Astaghfar » signifie la demande de pardon. C’est une prière de repentir (istighfar) complète, couvrant les péchés délibérés et accidentels, cachés et ouverts, connus et inconnus.

Sixième Kalima — Kalima Radde Kufr (Rejet de la mécréance)

اللّٰهُمَّ إِنِّي أَعُوذُ بِكَ مِنْ أَنْ أُشْرِكَ بِكَ شَيْئًا وَأَنَا أَعْلَمُ بِهِ وَأَسْتَغْفِرُكَ لِمَا لَا أَعْلَمُ بِهِ تُبْتُ عَنْهُ وَتَبَرَّأْتُ مِنَ الْكُفْرِ وَالشِّرْكِ وَالْكِذْبِ وَالْغِيبَةِ وَالْبِدْعَةِ وَالنَّمِيمَةِ وَالْفَوَاحِشِ وَالْبُهْتَانِ وَالْمَعَاصِي كُلِّهَا وَأَسْلَمْتُ وَأَقُولُ لَا إِلٰهَ إِلَّا اللّٰهُ مُحَمَّدٌ رَسُولُ اللّٰهِ

Translittération : Allahumma inni a’udhu bika min an ushrika bika shay’an wa ana a’lamu bihi, wa astaghfiruka lima la a’lamu bihi, tubtu ‘anhu wa tabarra’tu minal-kufri wash-shirki wal-kidhbi wal-ghibati wal-bid’ati wan-namimati wal-fawahishi wal-buhtani wal-ma’asi kulliha, wa aslamtu wa aqulu: la ilaha illallahu Muhammadur Rasulullah

Traduction : Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre le fait de T’associer sciemment quoi que ce soit, et je Te demande pardon pour ce que je ne connais pas. Je m’en repens, et je me désavoue de la mécréance, du polythéisme, du mensonge, de la médisance, de l’innovation, de la calomnie colportée, de l’indécence, de la diffamation et de tous les actes de désobéissance. Je me soumets (à Toi), et je dis : il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah, Muhammad est le Messager d’Allah.

« Radd » signifie rejeter ou repousser ; cette kalima est la renonciation à la mécréance (kufr) et à ses multiples formes, et se clôt par une nouvelle affirmation de la première kalima.

Conseils pour mémoriser les kalimas et les enseigner aux enfants

Mémoriser les six kalimas est plus facile quand on les construit progressivement. Commencez par la Première Kalima jusqu’à ce qu’elle soit bien ancrée sur la langue, puis ajoutez la Deuxième, et ainsi de suite. Récitez à voix haute lors de courtes séances quotidiennes plutôt que lors de longues séances fatigantes, et répétez ce que vous avez appris avant d’ajouter du nouveau. Écouter un récitateur de confiance et lire en suivant le texte arabe (et pas seulement la translittération) entraîne à la fois l’oreille et l’œil, et réduit peu à peu la dépendance aux lettres latines.

Pour l’enseignement aux enfants, gardez des séances brèves, chaleureuses et régulières — quelques minutes après une prière conviennent bien. Expliquez le sens dans leur propre langue pour que les mots aient du poids ; un enfant qui sait que la Première Kalima affirme un Dieu unique, ou que la Cinquième implore le pardon, retient avec compréhension. La répétition douce et l’encouragement font bien plus que la pression. Par-dessus tout, associez la mémorisation à une prononciation correcte apprise auprès d’un enseignant qualifié.

Pour d’autres explications de fond, apprenez le Ayat al-Kursi, et pour comprendre le pilier de l’aumône en islam, utilisez notre calculateur de Zakat. Vous pouvez aussi consulter la date hijri du jour.

Cette page est fournie à titre d’information générale à visée éducative et ne constitue pas une fatwa (règle religieuse formelle). Les textes arabes des six kalimas sont traditionnels et largement enseignés ; les translittérations ne sont qu’une aide approximative à la prononciation. Pour la récitation et la prononciation correctes, ainsi que pour toute question relative à la pratique religieuse, veuillez vous référer au Coran, à la Sunna authentique et à un savant ou enseignant qualifié.

Frequently asked questions

Quelles sont les six kalimas ?

Les six kalimas sont six courts énoncés de foi en arabe — Kalima Tayyib, Kalima Shahadat, Kalima Tamjeed, Kalima Tawheed, Kalima Astaghfar et Kalima Radde Kufr — traditionnellement enseignés ensemble, surtout dans le sous-continent indien, pour aider les musulmans à mémoriser l'essentiel de la croyance, de la louange, du repentir et du rejet de la mécréance.

Les six kalimas se trouvent-elles réunies dans le Coran ?

Non. Le regroupement de ces six énoncés en une liste numérotée est une compilation d'enseignement traditionnelle utilisée pour la mémorisation. Les formules individuelles sont tirées du Coran et des enseignements authentiques du Prophète Muhammad ﷺ, mais toutes les kalimas ne sont pas un unique verset coranique, et la numérotation est un agencement pour l'apprentissage, non une partie de l'Écriture.

Quelle est la différence entre la Première et la Deuxième Kalima ?

La Première Kalima (Tayyib) est la déclaration simple : « Il n'y a de divinité digne d'adoration qu'Allah ; Muhammad est le Messager d'Allah. » La Deuxième Kalima (Shahadat) met cela sous la forme d'un témoignage personnel — « J'atteste… » — et ajoute qu'Allah est Seul, sans associé, et que Muhammad est Son serviteur et Son Messager.

Dans quel ordre mémoriser les six kalimas ?

La plupart des apprenants commencent par la Première Kalima et poursuivent dans l'ordre (première, deuxième, troisième, etc.). Bien assurer les kalimas les plus courtes d'abord rend les plus longues — comme la quatrième, la cinquième et la sixième — plus faciles à construire avec le temps.

Puis-je me fier à la translittération latine pour la prononciation ?

Ne l'utilisez que comme aide de départ. Les lettres latines ne peuvent restituer pleinement les sons arabes ; la translittération est un pont, non un substitut. Pour une récitation exacte, apprenez auprès d'un enseignant qualifié et lisez en suivant le texte arabe.

Que signifie la Sixième Kalima (Radde Kufr) ?

Radde Kufr signifie « rejet de la mécréance ». Le fidèle y cherche refuge contre le fait d'associer sciemment des partenaires à Allah, demande pardon pour ce qu'il ignore, et se désavoue de la mécréance, du polythéisme, du mensonge, de la médisance et d'autres péchés — en concluant par une réaffirmation de la Première Kalima.

Cette page est-elle une règle religieuse (fatwa) ?

Non. C'est un explicatif général à visée éducative qui propose les textes standard, les translittérations et les traductions. Ce n'est pas une fatwa. Pour des règles de pratique religieuse ou toute question de prononciation et de sens, référez-vous au Coran, à la Sunna authentique et à un savant ou enseignant qualifié.